Jeudi 30 octobre 2008
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Lors du précédent congrès du PCF, en mars 2006, il y avait 99.000 adhérents reconnus par la direction comme ayant le droit de vote. Il y en a 78.000 deux ans plus tard.
En 2006 plus de la moitié des adhérents n'avaient voté pour aucun des textes soumis au vote. Nous, majorité des adhérents du PCF, nous avions eu raison : aucun des textes ne méritait un vote en sa
faveur.
Cette année, les trois textes soumis au vote des adhérents ne valent pas mieux. Non seulement aucun des textes ne met en avant de contenu communiste, mais on y glane l'inverse du communisme : du
réformisme dans l'un, du nationalisme dans l'autre, du capitalisme d'Etat dans le dernier. De même qu'aucun des textes présentés pour le congrès du PS n'est socialiste, aucun des textes présentés
pour le congrès du PCF n'est communiste.
Marx écrivait que "Les communistes ne forment pas un parti distinct opposé aux autres partis ouvriers. Ils n'ont point d'intérêts qui les séparent de l'ensemble du prolétariat." (
Manifeste
Communiste, 1848). Les auteurs de ces 3 textes renient ce principe de base, et se positionnent sur un repli identitaire.
Un congrès doit être un lieu de débat démocratique et de libre prise de décision, pas une réunion d'appareil, où l'appareil dirigeant est "opposé" à deux micros-appareils ! Aucun des textes ne
propose de réelle perspective communiste, alors qu'elle est à l'ordre du jour du fait de la crise du capitalisme. Aucun ne propose en fait une vraie démocratie, dans une nouvelle organisation
ouverte à tous les partisans du communisme.
Contre les arrangements d'appareil, contre le réformisme et le néo-stalinisme, pour la perspective du Communisme venant des masses elles-mêmes, votons avec un bulletin - qui sera comptabilisé comme
"blanc" - où sera écrit : "
Pour un rassemblement des Communistes démocratiques et révolutionnaires".
Ajout du 31/10 : sur les 78.000 "cotisants", c'est-à-dire adhérents reconnus par la direction, 39.087 se sont abstenus, et 3.659 ont voté "blanc". Ces 42.746 adhérents représentent 54,3%, soit - encore une fois - la majorité.
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Samedi 8 décembre 2007
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Les débats actuels sont orientés de façon assez étrange. C'est uniquement une structure qui est en jeu (le PCF, c'est-à-dire un moyen), sans qu'on débatte du fond (le communisme, c'est-à-dire le
but - enfin en théorie !).
Ce qui parasite la discussion, ce sont des intérêts d'appareil, qui sont une des raisons pour lesquelles le PCF en est là où il en est - l'autre raison étant le remplacement du marxisme par le
léninisme, puis par le stalinisme (puis l'absence de vraie rupture par rapport à cette trahison, ainsi que l'absence d'un bilan critique de fond).
Pour ceux qui sont intéressés d'abord et avant tout par l'avenir du communisme, il est nécessaire de rompre avec le cadre bureaucratique actuel, sinon on va encore se retrouver avec une réunion
d'appareil pour perpétuer l'appareil... Il faut un bilan critique et clair, il faut une ouverture, et un nouveau cadre d'organisation, pleinement démocratique et transparent.
Le monde actuel est celui des inégalités, de l'individualisme, de la précarité, du chômage, de la guerre, de l'aliénation. Notre objectif permanent doit être la construction par les salariés, les
chômeurs et les jeunes, d'une société de démocratie directe, auto-organisée, libre, égalitaire, socialiste, débarrassée des frontières (autrement dit : une société communiste - par définition
mondiale).
Le défi est aujourd'hui de construire une structure révolutionnaire pour le 21e siècle, démocratique, pleinement dirigée par ses adhérents, ouverte et unitaire, reconnaissant les droits des
courants de pensée et tendances. Une structure contribuant à l'unité des travailleurs pour en finir avec le capitalisme.
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Dimanche 4 novembre 2007
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23:38
Les éditions Larousse ont publié en octobre 2007 un livre intitulé (par antiphrase ?) "Dictionnaire du communisme".
Reprenant pour argent comptant des décennies de mensonges staliniens, les auteurs - dont certains, ex-staliniens, ont manifestement conservé le cadre de pensée et les méthodes de ce sinistre
passé - confirment ainsi cette phrase que l'on peut lire dans Le Silmarillion : "A celui qui sème ses mensonges la moisson ne manquera pas".
Le léninisme puis le stalinisme se sont prétendus communistes : ce "dictionnaire" reprend cette affirmation mensongère, et élimine au passage les autres communistes.
Au delà des erreurs factuelles qui se retrouvent à quasiment chaque page (dates fausses, confusion entre organisations différentes, noms mal orthographiés...), c'est surtout les lacunes
extraordinaires qui marquent à la lecture du livre.
La solution de l'énigme est donnée par le chef de cette opération, Stéphane Courtois, dans une interview au Figaro (pas exactement connu pour sa crédibilité historique et son objectivité
politique) : son sujet, c'est bel et bien "le modèle léniniste". Pourquoi alors ne pas avoir intitulé le livre "dictionnaire du léninisme", qui correspond à son contenu ? Certainement
que ça vendrait moins...
Toujours plus loin dans la désinformation, Courtois cite ceux qui sont selon lui "les grands fondateurs - Lénine, Staline, Trotski, Mao, Pol Pot ou Kim Il-sung" ! Encore plus fort que
Staline, Courtois efface Marx !
Au final, un livre où l'incompétence et la falsification s'aggravent mutuellement. Un fiasco plus que regrettable, qui peut surprendre de la part de Larousse.
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Vendredi 24 août 2007
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13:52
Pour que l'avenir soit plus souhaitable que le passé, il nous faut enfin prendre en compte les différents courants marxistes anti-staliniens, leurs analyses du bolchévisme, de l'URSS (notamment
l'analyse du capitalisme d'Etat) : Socialisme ou Barbarie, le Cercle Communiste Démocratique, les conseillistes, luxemburgistes, communistes démocratiques...
Cette pensée est plus riche et bien plus marxiste que le soit-disant "marxisme-léninisme" (qui est en fait le stalinisme, courant dogmatique et anti-marxiste). Il faut connaître tous ces
courants et leurs apports, et leur appliquer le même esprit critique, pour former un marxisme révolutionnaire du 21e siècle.
Il y a à gauche une organisation capitaliste : le PS. Il faut une organisation contre le capitalisme, unifiant les différents courants et partis existants autour d'un projet simple : contribuer à
l'auto-émancipation de l'humanité.
L'objectif devrait être de constituer une organisation large, rompant définitivement avec l'ensemble du stalinisme, et rejetant le sectarisme. Cette structure devrait intégrer les militants du
PC, de la LCR, de LO, des gauches du PS et des Verts, c'est-à-dire unir l'extrême gauche et la "gauche de la gauche", et évidemment s'ouvrir aux "non-encartés".
C'est dans la participation aux luttes dans le monde, et en participant à la lutte contre le capitalisme et toutes les oppressions, que le communisme peut trouver son sens.
Vendredi 15 juin 2007
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Le communisme est un type de société sans classe sociale, sans frontière et sans État, fondée sur la possession commune des moyens de production, et sur une organisation du travail libérée du
salariat et du système "dominants/dominés".
C'est un synonyme de socialisme (au sens originel du terme).
L'analyse des luttes entre les classes sociales joue un rôle important dans le parcours vers le stade communiste de la société humaine, ainsi que l'analyse de l'Histoire (Karl Marx a parlé de
"conception matérialiste de l'histoire").
Le communisme correspond à la fin de toute lutte des classes, la division des êtres humains en classes sociales ayant disparue.
Marx, défendant la nécessité de l'autonomie du mouvement des travailleurs, définit dans le
Manifeste Communiste (1848) le communisme comme "une association où le libre développement de
chacun est la condition du libre développement de tous". Toujours dans le
Manifeste Communiste, il considère que "la conquête de la démocratie" est une étape indispensable vers la
transformation communiste.
L'internationalisme est également une notion fondatrice : il s'agit de dépasser le carcan des nations afin d'arriver à une communauté mondiale, sans division artificielle ni aucun rapport de
domination.
Aucune société communiste n'a pour le moment existé.
Jeudi 14 juin 2007
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11:35
Le marxisme est un courant politique de gauche inspiré par Karl Marx. Le marxisme contient à la fois une explication de la société capitaliste et une critique de celle-ci.
L'élément central du marxisme réside dans l'idée que les moyens de production (entreprises) sont contrôlés par des minorités dominantes ("bourgeoisie" ou "classe capitaliste" dans le cas du
capitalisme, "aristocratie" dans le cas du féodalisme...). Les classes dominantes contrôlent le pouvoir politique et l'utilisent pour perpétuer leur position dans la société. La domination
politique trouve donc sa cause première dans la domination économique d'une classe sur les autres.
Le deuxième élément important de la pensée du marxisme est l'idée qu'il existe une alternative à la société divisée en classes, la propriété collective des moyens de production : une société sans
classe sociale. Pour passer du capitalisme au socialisme ou communisme (une société sans État et sans classe sociale), les marxistes estiment que de longues luttes menées par les classes populaires
sont nécessaires. Le but est de supprimer les causes des inégalités et de l'exploitation.